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2.3.06

Je veux penser comme de Vinci! (3)

Je poursuis les exercices recommandés par Michael J. Gelb (« Pensez comme Léonard de Vinci ») pour développer ma curiosité. Je me suis posé toutes sortes de questions sur le thème : pourquoi je culpabilise quand je ne passe pas au bureau, alors que d’autres dans la rédaction s’en accommodent très bien. L’exercice consistait à raffiner son aptitude à poser des questions.

Comme l’annonçait Michael J. Gelb, en examinant le problème sous tous les angles possibles, on développe son aptitude à les résoudre. Souvent, une absence de réponse est signe de mauvaise question. Je me suis posé un maximum de questions : en quoi consiste le problème ? Quelles idées reçues influencent mon point de vue ? Qu’arrivera-t-il si je l’ignore ? Quand a-t-il commencé ? Quand cesse-t-il de se produire ? Qui s’y intéresse ? Qui en est responsable ? Comment se produit-il ? Comment puis-je l’examine sous un angle inattendu ? Où se produit-il ? Où n’ai-je pas regardé ? Pourquoi est-ce important ?…

Et surprise : après toutes ces réflexions, je découvre que la question était mal posée. Oui, j’ai bien un vague sentiment de culpabilité quand je travaille chez moi plutôt qu’au bureau, et le besoin d’être continuellement joignable pour ne pas être soupçonnée de carotter. Mais en fait, le principal problème, c’est que je retire peu de satisfactions du télétravail. Parce que mon bureau à la maison est moins bien équipé qu’au travail, que ma connexion Internet est plus lente, que mes temps de déplacement pour venir au bureau ne sont pas si longs, parce que j’aime les contacts interpersonnels avec mes collègues, parce que j’ai tendance à faire de plus longues journées chez moi, parce que bosser chez moi me rappelle les week-ends où j’avais de gros dossiers à boucler, il y a quelques années, et où j’étais obligée de mettre les bouchées doubles... Après avoir retourné le problème dans tous les sens, j’en viens à la conclusion que pour moi, le télétravail ne doit se pratiquer qu’à petites doses : quand passer au bureau le matin avant un rendez-vous en vaut pas la peine, par exemple, ou lorsque je dois vraiment me concentrer sur la rédaction d’un article, sans avoir besoin de vérifier trop d’infos sur le Net.

Prochain exercice : explorer mes réactions face à l’erreur. Et particulièrement, identifier ma « biggest mistake » : un exercice que j’ai souvent demandé aux patrons que je rencontrais, mais que je n’ai jamais pris le temps de faire pour moi-même…

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